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MOT DU DIRÉCTEUR GÉNÉRAL

Mesdames et Messieurs chers amis du CAFRAD

La situation sanitaire actuelle que le monde traverse, constitue un moment de grands bouleversements dans la vie de nos institutions, de la nôtre, ainsi que de celle de nos pays respectifs. C’est l’occasion pour nous, de réajuster notre façon de nous déployer et de repenser de façon profonde notre rapport à nos institutions et à nos pays mais aussi  de mettre au-dessus de tout, notre devoir de solidarité dans le respect des mesures que nous prescrivent nos autorités et notamment les services spécialisés de la santé.

C’est aussi le lieu ici, de  réviser de la manière dont nos missions doivent être comprises et menées, dans un environnement d’une aussi grande instabilité. Il est important, que chacun d’entre nous, prenne la mesure de ses responsabilités et que chacun à sa manière y prenne toute sa part.

Il y a eu un avant Covid-19 il en aura un après, mais c’est aujourd’hui, que tout cela doit être préparé de façon résolue et déterminée. Voilà pourquoi, en union avec toutes les institutions internationales, et en union avec  toutes les autorités des Etats-membres et non-membres, je voudrais dire toute la solidarité du CAFRAD, dans cette aventure de la lutte pour la vie des hommes et des femmes qui, tous les jours, donnent le meilleur d’eux, pour nous offrir, une qualité de vie toujours meilleure, malgré les écueils et obstacles qui jalonnent cette noble mission.

Aussi, voudrais-je ici, saluer les autorités administratives et sanitaires de nos différents pays, qui doivent faire face à des défis toujours nouveaux, dans ce contexte si  difficile, par leur dévouement et leur courage.

Je voudrais aussi, adresser à tous les pays membres qui ont perdu des personnes chères au cours de cette pandémie, la sincère solidarité du CAFRAD et  ma solidarité personnelle en cette période de grands  questionnements sur le sens profond de notre commune existence et de la vie d’une manière générale. Je pense particulièrement aux anciens ministres de la République de Guinée et de la République du Congo, qui nous ont brutalement quittés, au cours de cette année.

C’est aussi le lieu ici de dire aux différents acteurs de l’aventure de la réforme de nos institutions administratives et de gouvernance, que notre mission continue. Nous n’avons pas à relâcher nos efforts, car le service public  de notre continent doit continuer de rester notre mission et l’amélioration continuelle de  sa qualité  un devoir pour nous-mêmes ainsi que pour l’ensemble de nos populations.

Il y a quelques années nous avons engagé le chantier de la Gouvernance Publique Responsable. C’était alors comme une aventure audacieuse, tant elle bousculait les convictions d’antan. Aujourd’hui, il n’y a plus de doute autour de la pertinence de notre démarche. Il s’agit d’en prendre l’entière mesure et  de faire en sorte que notre continent soit davantage consommateur de ses propres concepts et en inspire davantage d’autres au lieu de n’en être que le réceptacle passif d’expériences dont la pertinence n’est pas toujours avérée.

 

Je voudrais aussi saisir cette occasion, pour redire toute la joie que nous avons aujourd’hui de rencontrer auprès des plus hautes institutions internationales, la conscience qu’il n’y a de progrès que dans l’effort et la confrontation utile des idées, loin des approches autocentrées et exclusivistes parfois fondées uniquement sur des représentations surannées.

Le monde dans lequel nous évoluons aujourd’hui et celui que nous construisons pour les générations à venir, se  fera sur la base des valeurs de respect de la complexité du monde et du droit pour tous à une meilleure qualité de vie. C’est pourquoi notre continent est plus que jamais interpellé afin que nous sachions nous libérer des schémas passéistes de notre existence, en privilégiant plus que jamais, le respect de nous-mêmes et le respect de nos vies, de nos peuples, de nos traditions et cultures.

Nous devrons aussi nous libérer de nos doutes et nos peurs de construire nos Administrations et nos Etats, sur la base de schémas enracinés sur nos valeurs profondes et ouvertes sur le monde et ses complexités et non pas dans le rejet ni le déni des autres espaces, mais pour, à termes, construire un monde plus solidaire et moins injuste.

C’est notre mission aujourd’hui et c’est notre devoir de générosité envers les générations à venir. Le monde d’autrefois chaque jour s’en va ; prenons-en conscience et toute la mesure. Notre institution prend toute sa part et entend y contribuer à sa manière.  C’est pourquoi elle a procédé avec le soutien de la Banque Africaine de Développement à une étude de grande envergure qui devrait la conduire à une mue complète dans les prochains mois. Des projets sont en cours et des missions nouvelles aussi.

Nous savons compter sur le soutien des Etats et des partenaires, à la réalisation de cette transformation nécessaire, qui devra se traduire par une vision nouvelle, qui inspirera les transformations que nous  souhaiterions voir apparaître dans nos pays respectifs.

C’est par ce moyen que nous pourrons dire avec une légitime fierté, que nous avons fait notre part au moment où cela nous était demandé, dans le respect du legs reçu des pères-fondateurs. Mais  pour ce faire, il nous faudra encore, comme je l’ai indiqué à quelques occasions déjà, nous libérer de nous-mêmes et ‘’libérer nos esprits et nos administration de l’éthique du maître’’. Assumer notre tâche de serviteurs et de facilitateurs, telle me semble être la mission qui nous incombe et dont nous devons être chaque jour dignes et fiers.

C’est en cela que nous ferons de l’Afrique une terre dont les générations futures seront fières ; une terre Authentique et  Responsable, une terre d’accueil et de grande fraternité.